Pédiatrie sociale : un fonds pour les enfants

La Fondation Vitae a mis sur pied un fonds pédiatrique pour soutenir certaines actions de l’équipe d’intervention de quartier de Sherbrooke.

  • offfrir un camp d'été à un enfant pour augmenter l'estime de soi;
  • stimuler un jeune à bouger en l’inscrivant à un cours de danse ou mieux encore, en organisant une classe de danse avec d’autres enfants du quartier;
  • influencer le comportement d’un enfant troublé par des conflits familiaux en organisant une activité qui fait du bien à toute la famille.
Sur la photo, la pédiatre Geneviève Beaulieu examine la jeune Shana Bisson (avant-plan), pendant que la travailleuse sociale et intervenante de quartier, Marie-Pier Bégin-Léveillé, discute avec le père de l’enfant, Réal Bisson et son autre fille, Katarina.


Les enfants les plus vulnérables

Deux fois par mois, deux pédiatres offrent une clinique sur rendez-vous dans un appartement du quartier utilisé par l’équipe d’intervention de quartier. « Certaines familles ne se rendront pas à l’hôpital ou au CLSC parce qu’elles connaissent peu ces ressources ou qu’elles se méfient du système public », explique la travailleuse sociale Marie‑Pier Bégin-Léveillé, intervenante de quartier.

Trouver la bonne solution

Les enfants sont toujours référés. L’intervention se fait en équipe, avec la famille, en s’appuyant sur les diverses expertises, pour avoir une vision complète de la situation. Pour un enfant toujours fatigué, la pédiatre peut déceler un problème d’apnée du sommeil. Mais une même situation peut s’expliquer par une alimentation déficiente : il faut alors diriger vers des banques alimentaires. « Il arrive souvent que le papa ou la maman revienne nous voir, dit Marie-Pier Bégin-Léveillé. Prendre soin des enfants, c’est aussi prendre soin de leurs parents. »

Le quartier d’Ascot présente un niveau de défavorisation matérielle et sociale parmi les plus élevés au Québec. Les services de pédiatrie sociale sont offerts aux enfants de 0 à 17 ans qui présentent des problématiques médicales particulières (retard de croissance ou de développement, négligence, parcours migratoire complexe, etc.).


Une version longue de ce texte a été publiée préalablement dans
La Tribune a l’occasion de la campagne annuelle de financement de la Fondation Vitae.

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